jeudi 1 avril 2010

Appel à témoins et à victimes

A l’automne 2008, pendant plusieurs semaines de nombreux homosexuels de la région de Montpellier avaient été victimes d’un truqueur d’origine maghrébine âgé d’une trentaine d’années et prénommé Messaoud. Celui-ci rencontrait ses victimes dans des établissements gays ou les accostait dans la rue, les mettait en confiance, les séduisait puis se faisait inviter chez eux.

Une fois au domicile de ses victimes, il avait parfois des relations sexuelles avec elles, avant de les obliger sous la menace d’une arme (souvent un couteau), la contrainte ou la violence à lui donner des effets personnels (vêtements de marque, MP3) et/ou à se rendre jusqu’à un distributeur d’argent où il se faisait remettre plusieurs centaines d’euros.

Au moins deux victimes avaient déposé plainte puis contacté le Collectif Contre l’Homophobie.
Par divers témoignages que nous avions recoupés, nous savons qu’il existe au moins trois autres victimes. Il en existe aussi vraisemblablement d’autres qui n’ont pas été identifiés par nos soins, ni ceux de la police.
Il est aussi possible que cet individu ait également sévi dans d’autres villes comme Nice ou Dijon.

Après plusieurs mois, l’enquête concernant les faits commis dans la région de Montpellier vient d’aboutir à l’arrestation du mis en cause, un délinquant particulièrement violent, et multirécidiviste avec une dizaine de condamnations à son actif.

Le Collectif Contre l’Homophobie lance un appel solennel à toutes les personnes qui ont été victimes de cet individu afin qu’elles se manifestent dans les plus brefs délais. Plus il y aura de victimes qui déposeront plainte et se constitueront partie civile, plus nous aurons les moyens de démontrer qu’il ne s’agissait pas de faits isolés mais d’une stratégie délibérée propre aux prédateurs en série.
 
contact : collectifcontrelhomophobie@hotmail.com ou 06 89 81 36 90 (Anonymat et discrétion garantis)

dimanche 21 février 2010

«A Fleury, on nous isole sinon on se fait violer et massacrer»

Article du 19 février 2010 Par ONDINE MILLOT

En prison, les transsexuelles sont harcelées, parfois privées de traitement.

C’est une lettre arrivée à Libération.«Je m’appelle Chloë. Je suis en prison depuis douze ans. Je vis seule, regardée comme une chose. Impossible d’aller à la douche sans être suivie. Les regards sont curieux ou vicieux, quand cela ne tourne pas à l’agression.» Chloë est transsexuelle. «Jupe longue, cheveux longs, maquillage, poitrine, une vraie femme», décrit son avocate, Claire Rozelle. Une vraie femme, détenue parmi les hommes. Car faute d’avoir obtenu l’autorisation d’être opérée, Chloë ne peut pas changer d’état civil. Et donc ne peut pas intégrer une prison pour femmes.

Chloë écrit qu’elle s’est fait violer quatre fois en prison, au centre de détention de Caen. Elle a depuis été transférée à l’hôpital pénitentiaire de Fresnes, où elle est «bien traitée», dit Henri Ricciardi, membre de l’association Aides, qui lui rend visite régulièrement. Mais «dans une terrible solitude», ajoute-t-il. «Elle n’a le droit de côtoyer ni les hommes, car l’administration craint qu’ils ne l’agressent, ni les femmes, car elle est considérée comme un homme.»

Isolement. Le cas de Chloë n’est pas une exception. Chaque année, l’association Pastt - Groupe de prévention et d’action pour la santé et le travail des transsexuel(le)s - visite une quinzaine de transsexuelles à Fleury-Mérogis. Et estime qu’elles sont une centaine dans l’ensemble des prisons de France. «Lorsqu’elles sont avec les hommes, elles sont victimes de harcèlement, d’insultes, d’agressions physiques et de viols», dit Emmanuelle Sené, de l’association Act Up. «A Fleury, on nous met dans un quartier isolé, sinon on se fait violer et massacrer», confirme Charme, une prostituée incarcérée à trois reprises pour racolage. L’isolement comme seule solution de protection : c’est avec ce même raisonnement que l’Italie vient d’annoncer la création d’une prison spéciale pour les transsexuelles. «Ça part d’une volonté d’améliorer la situation existante, dit François Bès, de l’Observatoire international des prisons. Mais c’est quand même très discriminatoire. En France, l’isolement prive les personnes de l’accès aux activités et au travail.»

Sonia, incarcérée trois fois à Fleury et à Fresnes pour proxénétisme (bien qu’elle proteste farouchement de son innocence) raconte elle aussi le «calvaire» de la détention. «Tu ne peux pas travailler, donc pas gagner d’argent. Tu n’as pas le droit d’aller en promenade, pas le droit de participer aux ateliers. Mais le pire, c’est la fouille. A chaque parloir, il faut se mettre nue devant les surveillants qui rigolent. Il y en a un qui m’a traitée d’extraterrestre. Un autre qui m’a crié : "sale travelo, tu devrais avoir honte. C’est pas une poitrine que tu as, je vais prendre un bistouri et t’enlever tout ça."» Son compagnon, Thierry, subissait les mêmes injures lorsqu’il lui rendait visite : «On me traitait de pédé, et ma femme de sale pute.» Les commentaires dégradants, «on y a droit presque à chaque fouille», dit Charme. «Ça les rend fous de voir quelqu’un qui a à la fois de la poitrine et des organes génitaux masculins.»

Autre problème : l’accès aux hormones. «La plupart des personnes sont privées de leur traitement lorsqu’elles arrivent en détention, explique Cornelia Schneider, responsable de l’association Support transgenre Strasbourg (STS). Or quand on arrête la prise d’hormones féminines, il y a des conséquences très graves : ménopause forcée, dégradation du squelette…» Dans sa lettre, Chloë raconte que, suivant la personnalité des médecins pénitentiaires qui la suivaient, elle a eu droit, ou pas, aux hormones. Un traitement «en yo-yo» aux effets dévastateurs.

Dérogation. Du côté de la direction de l’administration pénitentiaire, qui a refusé de nous répondre, on agit de manière pragmatique, parfois compréhensive, toujours au coup par coup. A Fleury-Mérogis, les transsexuelles ont eu droit à une dérogation pour cantiner des produits de beauté féminins. «Ça n’a l’air de rien mais quand peut s’épiler, mettre un peu de crème hydratante, ça soulage», dit Charme. Ailleurs, c’est parfois à des intervenants extérieurs que les transsexuelles doivent un peu de réconfort. «Réussir à leur faire passer un soutien-gorge, c’est comme donner une aspirine a quelqu’un qui a mal à la tête, raconte un aumônier de prison qui préfère rester anonyme. On sait tous qu’il y a des hommes qui se travestissent le soir en rentrant du travail. Et en prison, on irait au mitard pour une jupe !»

Alerté par des détenus transsexuels, le contrôleur des prisons, Jean-Marie Delarue, a promis d’être vigilant sur le sujet et notamment sur l’accès aux soins. De son côté, Chloë, désespérée de n’avoir toujours pas réussi à se faire opérer, s’est automutilée.

dimanche 11 octobre 2009

Comuniqué de l'association Trans aide sur le changement d'état civil des personnes transgenres

Extraits :
[ Une des principale revendication des personnes ransgenres est] le changement d’état civil libre et gratuit, sur simple demande.[...]

Trans Aide exige que le changement d’état civil ne soit plus soumis
à une obligation de stérilisation ni à quelque traitement médical
imposé. Trans Aide et le Commissaire aux droits de l’Homme
du conseil de l’Europe (Thomas Hammarberg, dans une
série de douze recommandations publié en juillet 2009, sous le
titre « Droits de l’Homme et Identité de Genre »)sont sur une même position de respect de toutes les identités de genre."
Trans Aide se réjouit des progrès réels de la réflexion des
[du groupe socialiste], qui dénoncent enfin l’intolérable obligation de stérilisation.

Pour toute infos complémetaires : Trans Aide, info@trans-aide.com, trans-aide.com

vendredi 25 septembre 2009

2 jeunes mineurs interpellés suite à une violente agression homophobe à Montpellier

Dans la soirée du mercredi 23 septembre 2009 vers 22h, deux homosexuels (François* et Raphaël*, les noms ont été changés) étaient assis sur un muret du Jardin du Peyrou et discutaient tranquillement, lorsque surgit un scooter avec à son bord deux jeunes adolescents.

Arrivé à la hauteur des deux hommes, le conducteur du scooter s’arrête et leur demande sur un ton provoquant et virulent « Qui me suce ? ». François leur demande de les laisser tranquilles et de partir, réponse qui déplut au conducteur puisque celui-ci décida de garer son scooter et de se diriger ainsi que son passager vers les deux hommes.

Les deux adolescents étant particulièrement agressifs et menaçants, François leur demande à nouveau d’en rester là et de s’en aller. Le conducteur, fort mécontent, retourne au scooter, ouvre le coffre de celui-ci et en retire un marteau avant de se diriger vers les deux hommes. Raphaël se leva alors pour lui demander de partir ; c’est à ce moment que le conducteur lui asséna un coup de marteau sur le bras.

François a essayé de désarmer l’agresseur mais celui-ci lui a asséné plusieurs coups de marteau sur le crâne. Les coups de marteau ont été accompagnés de violences portées par le passager du scooter et d’injures à caractère homophobe.

Raphaël et François réussirent tant bien que mal à prendre la fuite et à sortir du parc avant de s’effondrer devant l’entrée de celui-ci : François, victime d’une perte de connaissance et Raphaël d’une crise de nerfs.

Très rapidement alertés par des passants, les pompiers ont transporté les deux victimes aux urgences du CHU de Montpellier.

Chez François, le médecin a diagnostiqué un traumatisme crano-facial, avec 2 fractures de l’orbite gauche, des hématomes sur le front et le visage, des plaies sur la tête et le nez, des coupures du cuir chevelu, des troubles de la vision, une lésion de la main gauche. Le médecin a prescrit 2 jours d’ITT sous réserve d’une potentielle intervention chirurgicale sur l’orbite. Raphael, accueilli aux urgences en psychiatrie, a été depuis hospitalisé pour un grave choc psychologique consécutif à l’agression.

Un homosexuel présent au Jardin du Peyrou au moment des faits et ayant aperçu la scène a immédiatement alerté les services de police, permettant l’arrivée rapide de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) sur le site. Ce témoin, pris à bord du véhicule de la BAC, a permis d’identifier les agresseurs et de les interpeller. Nous tenons à saluer le sang froid et le civisme de cette personne qui a grandement facilité l’arrestation des agresseurs. Les mis en cause sont deux mineurs de 15 ans ; il semblerait qu’ils soient défavorablement connus des services de police pour de multiples agressions (rackets, violences contre des homosexuels). D’après nos informations, l’un d’entre eux serait un truqueur qui aborderait des homosexuels, engagerait la conversation, avant de leur réclamer de l’argent en menaçant de crier, de les accuser de tentative de viol sur mineur et de pédophilie. Les mis en cause ont reconnu les faits, les tests ADN auraient également permis de prouver que le sang qui était sur le marteau et qui avait éclaboussé les vêtements des mineurs était bien celui de François.

Source : Collectif contre l'homophobie

samedi 20 juin 2009

le réseau entreprendre bretagne invoque les "valeurs de la république" pour disqualifier un projet d'entreprise destiné aux homosexuels

Etant particulièrement sensible à la création d'entreprise, ayant moi même beaucoup oeuvré dans des réseaux de soutien aux entrepreneur, je voulais relayer cette information.

Le Challenge Les Entrepreneuriales de la Région Pays de la Loire, aurait disqualifié en mars 2009 un projet de création d'entreprise concernant l'organisation de mariage homosexuel au Canada pour « atteintes aux valeurs de la République Française ».

A l’occasion du Challenge Les Entrepreneuriales promotion 2009, un défi a été lancé à 150 étudiants : créer leur propre entreprise virtuelle à travers un programme pédagogique d’apprentissage sur une durée de cinq mois.

Un des projets de ce concours était de créer une agence d’organisation de mariage, la mission étant d’offrir aux couples homosexuels français la possibilité de se marier au Canada (où la loi autorise aux étrangers non ressortissants de le faire) dans le but de permettre au plus grand nombre de vivre l’expérience et la magie du voyage de noces.

Sélectionné parmi de nombreuses candidatures après un examen minutieux, le jury déclare que les critères d’admission stipulés dans le règlement sont respectés.

Cependant, le Réseau Entreprendre, principal organisateur et fondateur du Challenge Les Entrepreneuriales, aurait décidé de ne pas tenir compte de ce soutien et d’éliminer le projet à un mois de la remise des prix pour la raison suivante (raison donnée par la coordinatrice du jeu selon les étudiants) : « Le challenge ne peut être une agora de querelles à connotation politique, religieuse, ou sexuelle. En conséquence, il ne vous est pas possible de poursuivre le jeu dans le cadre du programme Les Entrepreneuriales. Cette décision irrévocable ne remet pas en cause vos qualités professionnelles d’entrepreneur et la poursuite du projet ».

Madame ,Catherine Derousseaux, coordonnatrice générale du Réseau Entreprendre aurait pourtant déclarée à ses collaborateurs gérant la mise en place de la cérémonie de remise des prix, que l’équipe avait abandonné le projet ce que celle-ci dément.

J'invite Madame Derousseaux a utiliser cette tribune,pour présenter sa version des faits,

Source : http://www.communique-de-presse-gratuit.com/actualites-buzz-et-medias/mariage-homosexuel-et-creation-dentreprise-ce-serait-incompatible/

samedi 16 mai 2009

Les trans enfin sont reconnu(e)s comme des personnes normal(e)s !

La France va cesser de considérer les personnes transgenres comme souffrant d'une affection psychiatrique, une décision historique prise par Roselyne Bachelot annoncée à 17h aujourd'hui.

La France est le premier pays à prendre cette décision, une décision d'autant plus symbolique que dimanche a lieu la journée internationale contre l'homophobie avec comme thème, cette année, la lutte contre la transphobie.

Merci pour tout(e)s les trans qui souffrent de leur image négative dans la société (parfois jusqu'à se faire agresser ou se suicider) et qui sont enfin reconnu(e)s comme des personnes normales !!

Merci aux associations LGBT qui mène la lutte depuis des années à nos cotés et qui cette année on mis toutes leurs forces au services de notre cause.

Merci à la Halde, et surtout à Christelle, mon avocate à la Halde qui, par son implication dans mon procès (voir mon blog sur la discrimination au travail) mais aussi dans les réunions qui en ont découlées avec les association LGBT a contribué à nous faire accepter comme des personnes normales et à faire réviser cette sources de souffrance et de discrimination !!!

Merci enfin à Hussein, pour son soutien de tous les instants.

Merci, merci, merci encore!

PS : Les transsexuels pourront continuer à bénéficier d'une exonération du ticket modérateur pour leurs traitements et continueront donc à être pris(e)s en charge à 100% au titre de l'ALD

source : http://tf1.lci.fr/infos/france/societe/0,,4415385,00-la-transexualite-ne-sera-plus-une-maladie-
 mentale-.html

vendredi 6 février 2009

Effets collatéraux d'un état civil non en adéquation avec notre genre

Je viens de découvrir cette histoire
Je vous invite à signer la pétition
http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1936

Une étudiante transsexuelle (homme vers femme) vient de se faire de facto exclure de ses études d'infirmière (IFSI Georges Daumezon, à St-André, près de Lille) sous prétexte qu'elle refuse de se présenter en stages dans un uniforme d'infirmière masculin.

L'étudiante en question vit en tant que femme depuis 4 ans, il ne fait aucun doute sur sa féminité tant physique que psychologique, mais sous prétexte qu'elle n'a pas encore obtenu un changement d'état civil pour la mention du sexe (procédure particulièrement longue), la directrice dudit établissement lui a signifié qu'elle n'aurait pas la possibilité d'aller en stages en tant qu'elle-même mais qu'elle devrait se faire passer pour un homme.


Cette situation, inacceptable tant sur le plan psychologique pour ladite étudiante qu'éthique pour l'ensemble du corps enseignant, ne peut plus continuer.